L’hétérogénéité des options, leur inconsistance foncière dans le propos et dans l’activité remarquables et constants chez chacun – à moins qu’il ne soit tout un, comme le paranoïaque, caractériel ou pervers – invite au recensement des positions diverses qui les régissent.
Le oui premier et modèle de ceux différents, ultérieurs et contradictoires à se produire, est donc celui de l’incorporation.
Cet adoubement va s’exercer maintenant dans une triple direction : reconnaissance réciproque d’objet entre l’instance génératrice et la créature, puis extensive par elle, comme d’un fonctionnaire, de ce qui entre dans la famille. Le fait remarquable est que la généralisation de cette affirmation ne va pas sans ce qui y échappe et donc le non qui fait paire. L’asymétrie des deux est évidente : si le oui signe l’entrée dans le monde ou de façon plus réaliste la dignité de figurer dans le champ des représentations, le non signifie la réexpédition dans les enfers.
Un tel renvoi frappe bien sûr au premier chef la femme, dont la proximité avec ce domicile ne cesse, depuis les mythes de la Création, de hanter ce qu’on appelle les esprits. Mais, peut-être trouvera-t-elle argument pour se consoler de voisiner avec les objets qui s’avèrent les plus chers, même s’il leur arrive d’être malodorants, d’habiter ainsi le lieu d’où, pour tout locuteur, ça commande. Qui niera que, dans le casting, elle est privilégiée pour tenir le rôle du despote, voire plus immédiatement assumer la fonction impériale de Christine de Suède, ou de Catherine II, plus près de nous de madame Thatcher ou d’Evita Perón. L’exigence d’une parité dans le personnel politique signifie vraisemblablement qu’il souffre d’une carence virile.